Philippe Vandal il/he
para-instrumentarium1
2020, Verre borosilicaté, électroniques, bois, silicone, eau, huile, pigments/Borosilicate glass, electronics, wood, silicone, water, oil, pigments
182 x 30 x 30 cm
@vandal_philippe
www.philippevandal.github.io
philippevandal0@gmail.com
PARA-INSTRUMENTARIUM1
est une installation sculpturale qui transforme la verrerie scientifique en un dispositif poétique, hybride entre laboratoire et œuvre d’art. L’œuvre s’inspire des architectures fragiles et fonctionnelles des supports de verrerie en chimie, réinterprétées comme une proposition esthétique où le geste technique devient langage. La sculpture se présente comme une structure organique et élégante, évoquant les portoirs de verrerie de laboratoire, mais réinventée dans un langage plastique. Les verreries, entièrement soufflées au chalumeau par l’artiste, prennent des formes complexes et sinueuses rappelant les configurations visuelles observées dans les laboratoires de chimie organique. Détachées de leur fonction utilitaire, elles deviennent éléments narratifs et sensoriels. Ces formes translucides, façonnées avec une précision artisanale, conservent les traces du geste et les irrégularités du verre, témoignant du processus manuel et de l’attention portée à la matière. À l’intérieur de ces structures, des trajectoires liquides cycliques circulent continuellement, animées par des pompes péristaltiques dissimulées dans un socle blanc de galerie. Ce socle, minimal et épuré, dissimule le système mécanique et électronique, laissant visible uniquement l’effet du flux liquide. Les liquides eux-mêmes, enrichis de pigments fluorescents et phosphorescents, produisent des jeux de lumière changeants : sous lumière blanche, la matérialité et les textures du verre se révèlent; sous lumière ultraviolette, une phosphorescence subtile apparaît, amplifiant la dimension immersive et sensible de l’œuvre.
para-instrumentarium1 s’inscrit dans une démarche de design critique où l’artifice technique devient matière première pour créer des expériences perceptuelles. L’œuvre interroge la relation entre savoir scientifique et perception esthétique, entre fonction et forme, entre protocole et poésie. Elle propose un espace où la matérialité du verre, la mécanique des fluides et la lumière se conjuguent pour révéler une autre dimension de l’instrument — une dimension qui dépasse la science pour rejoindre le champ de l’art et du design expérimental.
PHILIPPE VANDAL
est un artiste basé à Montréal, titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts en Intermédia Cyberarts de l’Université Concordia. Il poursuit actuellement une maîtrise en arts dans le programme individualisé de l’Université Concordia. Sa pratique explore la culture matérielle de la science et des laboratoires, en se concentrant sur le détournement des instruments et outils scientifiques pour révéler leurs liens sous-jacents avec la production de connaissances et le pouvoir territorial. En réinterprétant les protocoles de l’industrie pétrolière et de la chimie organique appliquée, Philippe met en lumière leurs répercussions environnementales, sociales et politiques sur le territoire québécois.
Son travail a entre autres été présenté à Eastern Bloc (2017, 2022), lors du Symposium international sur les arts électroniques (2020), au Centre Pompidou (2021), à Ars Electronica (2021), au Planétarium Rio Tinto Alcan (2022), à EISODE (2025), UQAM (2025), à la galerie rustine Lab de perte de signal (2025), à l'Institut Milieux de l’université Concordia (2025) et au Centre culturel canadien à Paris lors de la Biennale Nemo (2025). Il a été nominé pour le programme de parrainage de Projet Émergent 2025-2026 de la galerie Perte de Signal, en collaboration avec Molior.
(English)
PARA-INSTRUMENTARIUM1
is a sculptural installation that transforms scientific glassware into a poetic device, a hybrid between laboratory and work of art. The piece draws inspiration from the fragile, functional architectures of glassware supports in chemistry, reinterpreted as an aesthetic proposition where the technical gesture becomes language. The sculpture presents itself as an organic and elegant structure, evoking laboratory glassware racks yet reinvented through artistic form. The glass pieces, all hand-blown by the artist using a torch, take on complex and sinuous shapes reminiscent of the visual configurations found in organic chemistry labs. Freed from their utilitarian function, they become narrative and sensory elements. These translucent forms, shaped with artisanal precision, preserve traces of gesture and irregularities in the glass, bearing witness to manual process and material care.
Within these structures, cyclical liquid trajectories circulate continuously, activated by peristaltic pumps concealed inside a white gallery plinth. This minimalist, clean plinth hides the mechanical and electronic system, leaving only the liquid flow visible. The liquids themselves, enriched with fluorescent and phosphorescent pigments, produce shifting plays of light: under white illumination, the materiality and textures of the glass are revealed; under ultraviolet light, a subtle phosphorescence appears, amplifying the immersive and sensorial dimension of the piece.
para-instrumentarium1 sits within a critical design approach where technical artifice becomes raw material for perceptual experience. The work questions the relationship between scientific knowledge and aesthetic perception, between function and form, between protocol and poetry. It offers a space where the materiality of glass, fluid mechanics, and light combine to reveal another dimension of the instrument — a dimension that extends beyond science into the realm of art and experimental design.
PHILIPPE VANDAL
is a Montreal-based artist, holding a Bachelor of Fine Arts in Intermedia Cyberarts from Concordia University and currently pursuing a Master of Arts in the Individualized Program at Concordia University. His practice explores the material culture of science and laboratories, focusing on the reappropriation of scientific instruments and tools in order to reveal their underlying connections to knowledge production and territorial power. By reinterpreting protocols from the petroleum industry and applied organic chemistry, Philippe exposes their environmental, social, and political ramifications within the Quebec territory.
His work has been presented, among other venues, at Eastern Bloc (2017, 2022), during the International Symposium on Electronic Art (2020), at the Centre Pompidou (2021), Ars Electronica (2021), the Rio Tinto Alcan Planetarium (2022), EISODE (2025), UQAM (2025), rustine Lab of Perte de Signal gallery (2025), the Milieux Institute at Concordia University (2025), and at the Canadian Cultural Centre in Paris during the Nemo Biennial (2025). He was selected for nomination in the 2025–2026 Emerging Project sponsorship program of Perte de Signal gallery, in collaboration with Molior.