Jérémy Power il/iel
Chaise Claudie


2025, Bois/Wood
77 x 90 x 60 cm


@studio__cani
info@canistudio.com

CHAISE CLAUDIE
Cette pièce explore un équilibre entre sculpture et fonction à travers des formes minimales et massives. Construite en bois et recouverte d’un placage symétrique en bois de loupe, elle utilise des colonnes cylindriques et des pieds coniques inversés pour créer un langage structurel à la fois stable et provocateur. Ses proportions évoquent des éléments architecturaux (piliers, socles, dossier monolithique) sans référer directement à une époque précise. Son langage formel conjugue des référents brutalistes et postmodernes à une iconographie fétichiste et rituelle, ponctuée de clins d’œil à l’art déco.

La pièce joue avec les contrastes : lourdeur et précision, stabilité et déséquilibre. Son corps massif repose sur des pieds effilés en forme de flèches pointées vers le sol; des symboles ambivalents, entre pénétration, ancrage et menace. Ces extrémités coniques rappellent  les studs, évoquant une sensualité violente contenue dans une forme sobre. Elle se tient quelque part entre chaise, artefact spatial et corps sémiotique.

JÉRÉMY POWER
est un designer basé à Montréal. Il est diplômé en design graphique de l’UQAM et poursuit actuellement une spécialisation en fabrication de mobilier à l’École nationale du meuble de Montréal.

Il est le fondateur de CANI, un studio de design de mobilier qui explore la relation entre forme, fonction et langage visuel. Son travail s’appuie sur des références croisées au brutalisme, au design postmoderne et à des systèmes esthétiques marginalisés, parfois codés.

Les objets développés au sein de Studio Cani oscillent entre mobilier, sculpture et construction symbolique. Ils interrogent la posture, le poids, la stabilité, à la fois comme réalité physique et comme vocabulaire visuel.  

Ils se situent quelque part entre mobilier, sculpture et artefact, et jouent avec l’ambiguïté : entre utilité et présence, entre sensualité et austérité, entre ornement refusé et surface fétichisée.

(English)


CLAUDIE CHAIR
This piece explores a balance between sculpture and function through bold, minimal forms. Built from wood and finished with a symmetrical burl veneer, it uses cylindrical columns and inverted conical legs to create a structural language that is both stable and provocative. Its proportions recall architectural elements, pillars, plinths, a monolithic backrest, without directly referencing a specific historical period. Its formal vocabulary blends brutalist and postmodern references with a fetishistic and ritualistic iconography, punctuated by subtle nods to Art Deco.

The piece plays with contrast: heaviness and precision, stability and imbalance. Its massive body is supported by sharp, downward-pointing conical legs, ambiguous symbols of penetration, anchoring, and threat. These tapered ends evoke studs, suggesting a restrained sensual violence within an otherwise austere form. It stands somewhere between a chair, a spatial artefact, and a semiotic body.

JÉRÉMY POWER
is a designer based in Montreal. He holds a degree in graphic design from UQAM and is currently specializing in furniture-making at the École nationale du meuble de Montréal.

He is the founder of CANI, a furniture design studio that explores the relationship between form, function, and visual language. His work draws on intersecting references from brutalism, postmodern design, and marginal, often coded, aesthetic systems.

The objects developed within Studio Cani exist somewhere between furniture, sculpture, and symbolic construction. They question posture, weight, and stability, both as physical realities and as elements of visual vocabulary.

They inhabit a space of ambiguity: between utility and presence, sensuality and austerity, ornamental refusal and fetishized surface.




© Bois Magique